30.11.2007

MISE À JOUR D'UN MONUMENT SACRÉ DU JUDAÏSME À KELIBIA/TUNISIE (plus d'infos)

J'ai reçu un courriel de  Mr RIDENE Tarek Architecte , membre de l'ASM  Kélibia qui nous donne plus  d'informations concernant cette magistrale découvere .(je  le publie avec son aimable autorisation)

Icare ou Le Jasmin Ivre.

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Voici des photos de la mosaïque évoquant ce lieu sacré du judaïsme. Ces photos ont était prit le 5 mai 2007 lors d'une journée scientifique organisé par l' ASM Kélibia avec la collaboration de  l’archéologue Mounir Fantar

 je voudrais aussi vous transmettre un aperçu historique du fort de Kélibia (extrait du "les installations militaires et la défense des cotes tunisienne du XVIéme au XIXéme siècle", thèse Paris-Sorbonne 1988 de Djelloul Neji.) avec quelques photos (pièces jointes) pour corriger certaines erreur apparu dans votre article.
   
 
" Le monument occupe le sommet d’une éperon rocheux ( 78 m d’altitude), parfaitement situé pour le contrôle des côtes du cap Bon et du golfe de Tunis, ainsi que du riche pays de la Dekhla

La première citadelle punique, édifiée sur ce site, daterait du Véme siècle av. J.-C. Cet ouvrage fut détruit, puis reconstruit par le tyran de Syracuse Agathocle en 310 av. J.-C. Une nouvelle forteresse carthaginoise, dont les masures sont encore apparentes au sud-ouest du monument actuel, verra le jour au IIIéme siècle av. J.-C., lors de la dernière guerre punique.
   L’unification politique de la méditerranée à l’époque romaine avait éclipsé la grande place de guerre punique, et sa forteresse ne fut jamais reconstruite. Vers 580, les Byzantins élevèrent au sommet de la colline un fortin, dont les vestiges sont encore apparents à l’intérieur de la citadelle ziride. Cet ouvrage fut le dernier refuge de l’armée grecque défaite à Carthage en 698, et devint un centre de ribat à l’époque aghlabite (IXéme siècle).

Pour parer à un nouveau retour des normands, qui s’emparèrent de Kélibia au milieu du XIIéme siècle, le prince Ziride Yahya Ibn Tamime fit construite (vers 1112-1115) une vaste citadelle, occupant presque toute la superficie de l’éminence. Les structures du monument actuel datent en grande partie de ces travaux. A cette époque remonte également le passage protégé (de 200 m de long) reliant, à l’ouest, la citadelle à la ville basse. Les gros blocs ( de tradition cyclopéennes) réemployés proviennent cependant des ruines de l’ouvrage punique.

Sous les Hafsides (XIIIéme-XVIéme siècle) la citadelle Ziride fut un grand centre mystique et une importante place de guerre. Le monument fut à son tour restauré par le prince Abou Faris, au XVéme siècle , qui y créa par la même occasion un centre de colombiers.
 Kélibia fut, grâce à sa position, un des théâtres du conflit hispano-turc au XVIéme siècles. Les restaurations entreprises par les Ottomans du XVIéme au XVIIIéme siècle portèrent surtout sur les ouvrages de flanquement et les parties hautes du monument, qui altèrent profondément sa structure ziride. L’avant-mur actuel date, quant a lui, des travaux du XIXéme siècle."
 
RIDENE Tarek Architecte , membre de l'ASM  Kélibia

 

 

 

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14.08.2007

MISE À JOUR D'UN MONUMENT SACRÉ DU JUDAÏSME À KELIBIA/TUNISIE

TUNIS, 19 juil 2007 (AFP) -  Une mosaïque évoquant un lieu sacré du judaïsme remontant à la fin de l’antiquité, a été mise au jour à Kélibia, ville de Tunisie, a-t-on appris jeudi à l’Institut national du Patrimoine (INP) Ces vestiges, sans doute une synagogue antique, “en tout cas un lieu sacré”, ont été découverts lors de travaux de voirie menés au pied de la forteresse surplombant le port de Kélibia, à 110 km au sud de Tunis, sur le littoral nord-est de la Méditerranée.  Cette découverte a été présentée par l’archéologue Mounir Fantar lors d’une journée scientifique à l’INP, qui en a fait état dans son dernier bulletin interne. Il s’agirait d’une première, les vestiges constituant la première preuve d’une présence antique du judaïsme dans cette région du Cap Bon.  La représentation de chandeliers à sept branches, symboles du judaïsme, ne laisse aucun doute sur la présence d’un lieu sacré juif. Le monument, daté a priori du 5e siècle avant JC, est constitué d’une mosaïque “en parfaite conservation” et dont les motifs dessinent douze chandeliers à sept branches.  Cette oeuvre célèbre l’accomplissement du voeu d’un mécène du nom d’Ivdantis (Judas).  Dès sa découverte, un périmètre de sécurité a été installé autour du site en attendant des fouilles dirigées par Mounir Fantar, responsable des monuments de la province de Nabeul.  L’histoire de Kélibia (Clupea) remonte à l’époque punique comme en témoigne la découverte d’une nécropole et de vestiges du 5e au 2e siècle avant JC.  Cette ville est dominée par une forteresse byzantine (6e siècle) perchée au-dessous d’une falaise de 150 mètres, qui assurait la défense du port.  Le sud de la Tunisie abrite la plus ancienne synagogue d’Afrique, “La Ghriba”, située sur l’île de Djerba et qui accueille chaque année des milliers de pèlerins juifs d’Europe et d’Israël. Ces derniers sont originaires de Tunisie pour la plupart.  La communauté juive, forte de cent mille personnes il y a cinquante ans, se limite actuellement à un millier de personnes, la plupart ayant quitté le pays pour s’établir surtout en France et en Israël
 
 
 
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02.07.2007

La Ghriba paru le 13/05/07 dans Jeune afrique

Ce sont des touristes pas tout à fait comme les autres qui ont afflué par centaines, les 5 et 6 mai, à Djerba, pour un week-end aussi festif que coloré. De confession juive, la plupart sont venus d’Europe et d’Israël, sans hésiter un instant à poser le pied dans un pays arabo-musulman. Tous n’avaient qu’un objectif en tête : le pèlerinage annuel de la synagogue de la Ghriba, sur cette île de quelque 500 km2 où 800 juifs habitent encore aujourd’hui.

Entre 4 000 et 5 000 personnes y ont participé, selon les organisateurs. Une fréquentation en hausse, qui permet à l’événement de retrouver son niveau d’« avant ». « Avant » ? Avant l’attentat au camion piégé qui, le 11 avril 2002, avait tué 21 personnes, dont 14 Allemands, et largement endommagé la façade de l’édifice. Revendiquée par al-Qaïda, l’attaque avait provoqué une chute de la participation à la manifestation les années suivantes. Tombée à un millier de pèlerins seulement en 2003, sa fréquentation était ensuite progressivement repartie à la hausse, mais sans jamais parvenir à retrouver son niveau d’antan.

La satisfaction est donc de mise à Tunis et, en quelque sorte, inespérée. Contre toute attente, les fusillades qui ont opposé, à la fin du mois de décembre 2006 et au début de janvier 2007, dans la banlieue de Tunis, les forces de l’ordre à des groupes armés entraînés par les salafistes algériens n’ont pas dissuadé les touristes de venir en Tunisie cette année. Plus : ce retour au premier plan du pèlerinage de la Ghriba permet aussi à l’événement de retrouver le rôle très politique qu’il avait acquis durant la décennie 1990, alors qu’il ne relevait autrefois que de la tradition religieuse.

Pendant des siècles, en effet, seules les communautés juives locales s’y rendaient. En raison de leur proximité géographique, les juifs libyens, tout particulièrement, en étaient de fervents adeptes. Les visiteurs, généralement des ruraux aux revenus modestes, y affluaient pour implorer une aide divine et faire la fête. La Ghriba, qui signifie « L’étrangère », en arabe, accueillait de nombreuses jeunes filles qui espéraient y trouver un fiancé dans la promiscuité et l’ambiance chaleureuse de la hiloula. Les femmes mariées venaient, elles, y chercher la fertilité : le premier jour du pèlerinage, elles plaçaient un œuf dans un caveau situé au fond de la synagogue et le reprenaient le lendemain pour le manger.

Si, avec le temps, la modernisation des mœurs et l’émigration, ces traditions se sont quelque peu perdues, la volonté des autorités tunisiennes de faire de la Ghriba un symbole de tolérance religieuse entre juifs et musulmans, au lendemain de l’accord de paix israélo-palestinien de 1993, a aussi bouleversé sa vocation. Dès le départ, Israël s’est engouffré dans la brèche pour faire du pèlerinage un outil de communication. Aujourd’hui, il est devenu une manifestation très courue des rabbins ainsi que des personnalités politiques et des journalistes juifs. Leur objectif : amener le monde arabe à « normaliser » ses relations diplomatiques avec l’État hébreu alors que ce dernier n’a toujours pas retiré ses soldats des territoires occupés de Palestine et de Syrie…

Cette année, les Israéliens sont venus particulièrement nombreux. Ils étaient au nombre de 1 000, si l’on en croit les organisateurs du pèlerinage. Plus mesurées, des sources indépendantes estiment, elles, qu’ils étaient plutôt 500. Parmi eux, en tout cas, se trouvait David Tal, un député israélien membre du parti Kadima, fondé par Ariel Sharon en novembre 2005, qui a appelé à « un rapprochement fructueux » entre son pays et la Tunisie. Beaucoup de jeunes rabbins étaient présents également, plus particulièrement attirés, eux, par la légende selon laquelle la synagogue de Djerba serait construite avec des pierres issues de la destruction du temple de Jérusalem, il y a plus de vingt siècles.ed6f663845e9720adf3c552d6c1d4968.jpeg

 

31.03.2007

ISRAEL TUNISIE SHOAH

ISRAEL TUNISIE SHOAH - Pour la première fois, un Arabe est candidat (à titre posthume) au titre de Juste des Nations
jan 23

Rubrique: Actualité

Pour la première fois, un arabe est candidat (à titre posthume) au titre de Juste des Nations : il s’agit de KHALED ABDELWAHAB, un fermier tunisien , décédé en 1997 qui, selon le témoignage d’Annie Boucris, l’a caché, elle et 24 membres de sa famille, dans sa ferme durant l’occupation de la Tunisie par l’armée allemande.

Sa candidature a été déposée par un orientaliste juif américain, le Dr Robert Stalof, suite à une enquête consacrée aux arabes qui ont sauvé des juifs durant la Shoah. Cet orientaliste espère que ses recherches contribueront à briser le mur de silence existant dans le monde arabe à ce sujet. Jusqu’à présent, Yad Vashem a reconnu plus de 21.000 justes des Nations dont 2262 Français.-

Source: CJE



TUNISIE SHOAH

News: ISRAEL TUNISIE SHOAH - Yad Vashem, à l’initiative de Claude Sitbon, a décidé de commémorer la rafle des Juifs de Tunis

fév18

Par Yaël Rose pour L'ARCHE
Rubrique: Shoah

L’histoire des Juifs de Tunisie reste aujourd’hui encore relativement mal connue du grand public. Plus encore, leur histoire pendant l’occupation nazie. Pour réparer cette quasi-ignorance, Yad Vashem, à l’initiative de l’historien Claude Sitbon, a décidé pour la première fois depuis sa création de commémorer la rafle des Juifs de Tunis (9 décembre 1942).

Extrait de L’Arche n° 585, janvier 2007 :

La Tunisie, à l’époque protectorat français, est le seul pays d’Afrique du Nord à avoir connu l’Occupation. Les lois de Vichy étaient en vigueur depuis 1940 ; mais c’est en 1942 que les troupes allemandes font leur arrivée brutale en Tunisie. Comme l’écrira Albert Memmi, l’histoire du monde rattrape violemment les Juifs de Tunisie.

La même histoire, cent fois répétée en Europe, commence : rationnements, port de l’étoile jaune dans les villes intérieures, réquisitions, spoliations, numerus clausus, amendes infligées aux communautés, le tout sous les bombardements intensifs des forces alliées. Le jour de la rafle, 2 000 hommes sont arrêtés, que les Allemands iront parfois ramasser jusque dans les synagogues.

En six mois d’occupation, de décembre 1942 à mai 1943, sur une population de 75 000 Juifs, 4 000 hommes seront envoyés aux travaux forcés dans des camps – sans compter les « Tunisiens de France » qui seront déportés à Auschwitz. Le grand organisateur, le colonel Walter Rauff, qui dirige les troupes SS, s’est déjà fait un nom. Le concepteur des chambres à gaz mobiles – où les gaz d’échappement étaient rejetés à l’intérieur du camion, provoquant ainsi la mort par asphyxie d’une cinquantaine de personnes -, c’est lui : 100 000 victimes en Ukraine, Biélorussie, Yougoslavie.

Claude Sitbon, qui prépare la sortie d’un livre sous la direction de Yad Vashem, explique : « La présence des SS aux côtés de la Wehrmacht prouve que les Juifs de Tunisie faisaient partie de la Solution finale. La défaite des forces de l’Axe à El Alamein et l’enlisement des Allemands à Stalingrad, ce concours de circonstances historiques, expliquent que les Juifs de Tunisie n’aient pas connu le même sort que ceux de Salonique. Car, finalement, Varsovie-Salonique-Tunis sont un même destin. Il n’y a pas à faire de différence entre Sépharades et Ashkénazes : tous les Juifs sont des survivants. »

Et ils sont là, ces survivants. Debout dans la Crypte du souvenir du Mémorial de la Shoah. Un homme leur fait face, debout lui aussi au milieu de la crypte, vêtu de son « talit » devenu point de lumière au milieu de cette ombre. L’homme chante un psaume : c’est le rav Éric Bellaïche, le petit-fils du rav Haïm Bellaïche, le grand rabbin de Tunisie qui avait courageusement accompagné sa communauté pendant l’Occupation. Le petit-fils récite le « Kaddish », et la famille tunisienne, accourue depuis tous les coins d’Israël, habituellement bavarde, ironique et fantasque, se tait.

Il y a dans l’assistance des rescapés des camps de travail. Il y a des rescapés tout court. Ils sont là, avec enfants et parfois petits-enfants. Après la prière pour les morts, c’est avec émotion et gravité que tout le monde chante la « Hatikva » : prière pour les vivants.

L’initiative de Claude Sitbon a été chaleureusement accueillie par la direction de Yad Vashem. Avner Shalev, le président du comité directeur de Yad Vashem, prend la parole dans l’auditorium. Son discours sera suivi par ceux du député David Tal, dont la famille est originaire de Tunisie, et de Mordehaï Paldiel, directeur du Département des Justes des Nations. Avner Shalev : « L’arrivée des Allemands a complètement bouleversé l’équilibre social qui avait été trouvé dans la société tunisienne. L’expérience de vie commune entre Juifs et Musulmans se décompose avec l’arrivée des Allemands, ce qui nous rappelle que nous ne devons jamais dépendre de personne mais ne compter que sur nous-mêmes. C’est cette nécessité qui est aussi à l’origine de l’État d’Israël et chacun, à sa façon, doit continuer à porter ce projet nourri par notre mémoire. »

L’influence ravageuse de la propagande antisémite du Grand Mufti de Jérusalem, qui indiquait à Hitler quelles devaient être ses cibles dans le monde arabe et musulman, devait aussi produire ses effets dans la société tunisienne qui serait pourtant la première à payer le prix de son identité originale en voie de création. Mordehaï Paldiel explique que son département, en collaboration avec Claude Sitbon, est en train de travailler sur le dossier de Moncef Bey, qui avait autorité sur la Tunisie pendant la période de l’Occupation. On sait que le roi du Maroc avait pris sous sa protection ses sujets juifs. Moncef Bey, lui, avait déclaré que tous les Tunisiens étaient ses enfants.

Mordehaï Paldiel cite d’autres témoignages sur des Tunisiens non-juifs – arabes, italiens, maltais – qui, au prix de leur sécurité et parfois de leur vie, ont aidé des Juifs. Ainsi, le témoignage reçu il y a à peine deux semaines d’Annie Bokris, décédée depuis, qui nommait la famille arabe chez qui les siens avaient trouvé refuge. Margalit Uzzan, dont le mari était un cousin d’Annie Bokris, explique à ses voisins dans l’assistance : quand la maison familiale fut réquisitionnée par les Allemands, et que tout le monde se retrouva à la rue, un paysan mit sa grange à leur disposition. Plusieurs familles juives vinrent s’y cacher.

Claude Sitbon le dira en conclusion : « On croit que tout est dit et que tout est trouvé », mais son expérience lui a prouvé qu’en matière historique, la complétude n’est jamais un fait. Plus de soixante ans après les événements, il reste beaucoup d’histoires à raconter, de noms à collecter, de mémoires à restaurer.

Parfois un souvenir, un objet, un document, qui peuvent paraître insignifiants pour leur dépositaire, revêtent une importance capitale pour la mémoire collective qui doit se conserver pour pouvoir se transmettre. C’est pourquoi Yad Vashem demande aux Juifs tunisiens de l’aider à compléter cette partie de notre histoire qui n’appartient à personne mais dont tout le monde est dépositaire. Tel est aussi le sens de la commémoration de la Libération des Juifs de Tunis, qui aura lieu désormais tous les 7 mai à Yad Vashem. Rendez-vous est pris : la mémoire des Juifs de Tunisie est une responsabilité pour tous les Juifs.

Source: L'ARCHE

09.01.2007

Le mois de Malt à Tunis

"Malta hanina"  Voir le programme en cliquant sur le lien suivant:

 

 

http://www.villedetunis.com/articles/article1974.html

07.01.2007

Les vendredis de MALTE

CHANGEMENT D'HORAIRE:

La conférence aura lieu  à 17H00 et non 18H00 comme annoncé précédemment.  Merci

02.01.2007

"LES VENDREDIS DE MALTE"

                                                                Chers amis,
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J’aurai le plaisir de donner une conférence dans le cadre des "Vendredis de Malte". Une manifestation célébrant l’amitié Tuniso-Maltaise.



 

Ecrivain, appartenant à la communauté maltaise de Tunis, ce sera l’occasion pour moi de raconter l’histoire de ces immigrants, dont certains sont arrivés en Tunisie bien avant l’implantation du Protectorat.

 

Mon intervention aura lieu le samedi 20 janvier 2007 à 17 heures. Elle se tiendra au Club Culturel Tahar Haddad dans la Médina. Entrée libre.

 

Vous y serez les bienvenus.

 Avec toute ma sympathie. 

Et Mabrouk AÏD
 

Claude RIZZO.

 

 

Romans de Claude RIZZO ayant trait au sujet : -        

Le Maltais de Bab el-Khadra.-        

Tunisie de notre jeunesse.
 

 

30.12.2006

JE SUIS RÉVOLTÉ

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La pondaison de Saddam HOUSSAIN est tombée comme un couperet ( sans jeu de mot) suite à un jugement voulu par l'impérialisme américain.
Saddam devait être jugé, il n'y a aucun doute.
Son exécution terra à jamais les maux d'autres victimes. Il aurait du être jugé pour toutes les exactions commises par son régime, cela n'aura pas été fait.
Comme le reste son jugement se voulait dans l'air du jour: mondialisation et communication
D'autres criminelles sont morts dans leurs lit sans être jugé, je pense à Pinochet.
Bien entendu, puisque c'est l'oncle sam qui décide , nous sommes devant une justice à deux vitesses. Il y a quelques mois le peuple libanais tombé sous les bombes israéliennes, n'est-ce pas un génocide?
Cela réconforte Bush en décadence dans son pays, il faut justifier le millier de morts américains et le reste.
C'est encore un pays arabe qui en paye les frais et à quel prix.
je suis révolté parce qu'on a choisi le jour de l'Aid pour son exécution
L'AID est un jour de pardon, melange des symboles- Je le ressent comme une provocation.
A-t-on entendu parlé d'exécution le jour de Noël de pâque ou de Yom Kippour ailleurs?
L'huile est encore une fois jetté sur le feu celui là même qui tuera d'autres irakiens...

29.08.2006

LA LIBÉRATION DE LA PALESTINE PAR GEORGES ADDA

Rédigé il y a un peu plus de quatre mois, en avril 2006, le texte qui suit devait être présenté à la « Conférence arabo-internationale de solidarité avec le droit au retour des réfugiés palestiniens et le droit du peuple palestinien de disposer de lui-même » qui devait se tenir à Beyrouth les 15 et 16 mai 2006. Mais fin avril 2006, les organisateurs de la Conférence ont décidé, pour de multiples raisons, de la renvoyer à une date ultérieure.
Plus d’un mois après la criminelle et barbare agression sioniste contre les peuples libanais et palestinien, ce texte, ayant gardé toute son actualité, mérite, je crois, d’être diffusé. C’est ce que je fais aujourd’hui pour réaffirmer une fois de plus que la véritable paix, la tranquillité, la sécurité, la liberté, l’égalité et la justice ne prendront leur place naturelle et légitime dans ce Moyen-Orient agressé, spolié, dominé et occupé par des étrangers, que lorsque la Palestine, de la frontière libano-palestinienne à Eliath sur la Mer Rouge, de Haïfa à Jérusalem, de Tel-Aviv à Jéricho et de Naplouse à Gaza, sera complètement libérée, que lorsque tous les Palestiniens et tous ceux réfugiés dans de nombreux pays du monde, reprendront complètement et totalement possession de tous leurs anciens logements, cimetières, terres, biens divers et administrations publiques. Je ne peux m’empêcher, pour terminer ces quelques lignes d’exprimer une fois de plus ma profonde conviction que, dans un ou dix ou cinquante ans, la Palestine sera complètement libérée et complètement débarrassée de ceux qui lui ont fait tellement de mal.
Et si cette conviction s’avérait être une utopie, je préfère mourir avec tout en rêvant.
G.A. / Tunis - août 2006
La libération totale de la Palestine
et le retour de tous les réfugiés
sont un droit inaliénable et imprescriptible
Par Georges Adda
Comme vous le savez, je viens de loin, d’un petit pays qui a connu tour à tour les occupations, les destructions, les brassages de civilisations, les conversions volontaires ou imposées et les résurrections. Les Berbères, mes ancêtres, ont connu les Phéniciens, les Romains, les Vandales, les Arabes, les Normands, les Turcs et les Français qui ont successivement occupé mon pays et dominé mon peuple, devenus réellement indépendants et souverains il y a seulement un demi-siècle, il y a cinquante ans.
Certains de ces Berbères, mes ancêtres, ont quitté le paganisme pour se convertir à la religion de Moïse et leurs enfants ont su résister aux harcèlements des nouveaux chrétiens puis à ceux des soldats d’Okba Ibn Nafaa. En gardant leurs traditions, coutumes, cuisine, musique, ils ont adopté la langue arabe qui est devenue la langue de tous.
Ainsi la Tunisie est mon pays et le peuple tunisien est mon peuple, mais mes convictions philosophiques ne sont pas celles de ma mère et de mon père. Toutes les femmes et tous les hommes de tous les pays qui sont écrasés par les injustices politiques et sociales développées par leurs gouvernants ou par les occupants étrangers sont mes sœurs et frères et sont assurés de mon entière solidarité.
Pour la libération de mon pays j’ai connu à plusieurs reprises les prisons, les camps de concentration et la déportation des colonialistes français. Et aujourd’hui je viens ici apporter, sans aucune condition préalable, mon complet soutien à l’héroïque, vaillant et martyr peuple palestinien.
C’est avec un tel état d’esprit que je participe à cette manifestation et que je soumets à votre attention quelques modestes réflexions et suggestions que je vous fais parvenir par cet écrit, mes amis médecins s’étant opposés, vu mon âge et mon état de santé, à un voyage Tunis-Beyrouth.
Je vous salue et souhaite plein succès à votre rencontre.

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Je crois qu’il faut d’abord nous entendre sur la signification de certains mots et de certaines formules qui reviennent souvent et auxquels chaque utilisateur donne une ou des définitions à sa convenance. Il s’agit de « communauté internationale », de « légalité internationale », de « droit international », etc. Ainsi en novembre 1947, la résolution onusienne par laquelle les Palestiniens ont été spoliés et dépouillés, au sens littéral des mots, de leur pays devient entre les mains des deux superpuissances et des sionistes « légalité internationale » et « droit international. Alors qu’en réalité la Palestine et l’ensemble des Palestiniens ont été victimes, je dis bien victimes, de la « communauté internationale ». Pour les Etrangers, venus de multiples pays, du Nord, de l’Ouest et de l’Est lointains, cette résolution serait la réparation de la destruction du Temple, de la prétendue diaspora des enfants de Canaan, des pogromes quotidiens de Russie et de Pologne, de l’effrayant et indiscutable génocide de 20ème siècle dont les victimes et les bourreaux étaient et resteront exclusivement des Européens. Mais pour les Palestiniens cette résolution a été l’acte infâme d’une soi-disant « communauté internationale » dominée par les Etats-Unis d’Amérique qui ont été édifiés, après l’extermination des multiples peuplades qui vivaient paisiblement sur cet immense continent de l’Ouest par des Etrangers venus de l’Est très lointain.
Ne croyez surtout pas que je suis pour la destruction de l’ONU. Non, l’ONU doit continuer d’exister, de se développer et de changer en mieux. Elle ne doit pas laisser libres de leurs mouvements ceux qui agressent des pays comme le Chili d’Allende, qui déclarent des guerres comme celle d’Irak sans être approuvés ni suivis par la grande majorité des Etats qui constituent l’ONU, qui asphyxient des peuples comme le peuple cubain victime d’un blocus, qui bombardent et tuent au napalm comme au Vietnam et qui en 1947 spolient le peuple palestinien.
Certains proposent d’amender la charte de l’ONU. Opérer ainsi ne réduit en rien l’hégémonie et la détermination des gouvernants de Washington. La charte de l’ONU est comme toutes les constitutions d’Etat. On peut avec une même constitution faire le meilleur et le pire. Car l’application de toute constitution est œuvre politico-humaine. Si on veut, dans le domaine des relations internationales, diminuer et empêcher les actions négatives et nocives il faut que les peuples aient à l’ONU des représentants imbus des valeurs de justice, d’équité, de démocratie et de respect réciproque. Pour cela il faut que les pays, petits et moyens, ne soient plus écrasés par des autocrates et des dictateurs qui doivent leur existence à la protection américaine.
A la « légalité internationale » et au « droit international » des impérialistes il faut opposer les valeurs universelles si bien définies par l’ONU elle-même dans sa charte et ses déclarations, valeurs qui doivent bénéficier à tous les peuples et à tous les pays, sans aucune distinction ni discrimination. Il nous appartient d’expliquer ce qui s’est passé en 1947, les réelles motivations des gouvernants occidentaux et leurs objectifs inavouables, ainsi que de dénoncer la violation et la non-application des dizaines de résolutions du Conseil de Sécurité par l’Etat sioniste. Motivations et objectifs inavoués qu’a dénoncés avec force, en connaisseur averti, le chef de l’insurrection du ghetto de Varsovie (1943), Arek Edelman, en déclarant solennellement :

« Si Israël a été créé, c’est grâce à un accord entre la Grande Bretagne, les Etats-Unis et l’URSS. Pas pour expier les six millions de Juifs assassinés en Europe, mais pour se partager des comptoirs au Moyen-Orient. »

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Les politologues, et des plus renommés, soutiennent au début de ce troisième millénaire que l’une des armes les plus efficaces et les plus décisives est la propagande ou comme on dit maintenant la communication, c’est-à-dire le travail de convaincre, l’utilisation d’une langue nouvelle avec des démonstrations et des slogans originaux, irréfutables et porteurs. Or dans ce domaine je pense que les responsables palestiniens et arabes semblent avoir un déficit de parole appropriée et productive, capable de convaincre et de conquérir les opinions publiques européenne et américaine si déterminantes dans la situation présente. Les peuples d’Asie, d’Afrique subsaharienne et d’Amérique Latine ne sont pas contre nous, ils nous sont plutôt favorables.
Il nous faut donc déterminer quelques points forts de notre propagande, de notre communication qu’il faudra développer avec clarté, savoir-faire et calme, sans outrance ou verbiage inutile. Permettez-moi de soumettre à votre attention quelques exemples qui me semblent fondamentaux.

Les sionistes sont venus en Palestine en prétendant être les descendants, en ligne directe, du peuple de Canaan. Or ceux qui se réclament de Moïse sont en réalité issus d’anciens peuples et de régions diverses bien déterminées très éloignées de Jérusalem et du Jourdain.
Une multitude d’historiens et de chercheurs éminents ont mené des investigations et élaborer des thèses sur ce sujet. Il faut faire connaître et diffuser leurs œuvres, il faut utiliser leurs arguments.
Ainsi Léon Poliakov qui fut directeur honoraire au CNRS français, a, dans sa principale œuvre « Histoire de l’antisémitisme » (Paris, Calmann-Lévy, 1961), écrit des pages qui peuvent avoir d’importants retentissements et faire réfléchir beaucoup de femmes et d’hommes. Dès le début il règle le compte de la soi-disant « diaspora » :
« …lorsque les Juifs commencèrent à se disperser en nombre à travers le monde – et cette dispersion contrairement à une légende, à la vie terriblement dure, de sorte qu’il faut toujours le rappeler, est bien antérieure à la guerre de Judée et à la destruction du Temple – c’est en Afrique du Nord qu’ils trouvèrent l’accueil le plus favorable » (page 11)
Traitant de la judaïsation du Maghreb berbère, Léon Poliakov écrit par ailleurs :
« …les Juifs d’Afrique du Nord ont eu leurs heures de gloire. Et leur histoire, si peu connue, si dissemblable de ce que fut l’histoire juive partout ailleurs, vaut la peine d’être évoquée. Elle remonte très haut, au temps protohistoriques où les Phéniciens colonisaient “l’Ifrikya” et fondaient la cité de Carthage » (page 10)
« Il est infiniment probable que, dès les temps les plus reculés, des Juifs sont venus s’installer en Afrique du Nord dans le sillage des Phéniciens aménageant le terrain pour la diffusion du judaïsme » (page 11)
« De même d’ailleurs, que le judaïsme se développait dans ces régions par prosélytisme tout autant, sinon plus, que par immigration » (page 11)
« …pour l’essentiel, les Juifs de Tunisie, d’Algérie ou du Maroc sont d’origine entièrement autochtone et descendent d’antiques tribus berbères aux noms sonores : Djeraoua, Fendeloua, Mediouna, Botr, Branès » (page13)
Ces affirmations catégoriques de Léon Poliakov démolissent toutes les théories et toutes les prétentions sionistes qui reposent sur la soi-disant « diaspora » et sur le retour sur la terre des prétendus ancêtres cananéens. De son côté le sociologue et historien Paul Sebag confirme, dans son « Histoire des Juifs de Tunisie » (L’Harmattan, Paris,1991), les thèses de Léon Poliakov. Je vous donne ci-après un extrait de son ouvrage.
« Dans l’Afrique romaine, comme dans les autres provinces de l’Empire romain, il y eut très tôt d’autres Juifs que des Juifs de souche, dont les ancêtres étaient venus de Judée à des dates diverses. Des hommes et des femmes de toutes races et de toutes conditions se sont convertis au judaïsme, qui fit preuve aux premiers siècles de l’ère chrétienne d’une grande force de pénétration ». (page24)
« Ainsi purent être gagnés au judaïsme des éléments de toutes origines, mais surtout des indigènes puniques ou berbères ». (page 25)
« Lors de la conquête arabe de l’Afrique du Nord, une partie des berbères professaient le judaïsme. Dans sa grande « Histoire des Berbères », Ibn Khaldoun nous donne les noms des tribus berbères judaïsées et précise les régions où elles étaient établies, de l’Est à l’Ouest du Maghreb, citant entre autre les Nefoussa au sud de l’Ifriqiya et les Jarâwa dans les montagnes de l’Aurès ». (page35)
Le politologue italien né en Tunisie, Loris Gallico propose d’attribuer aux Berbères judaïsés le titre de « Quatorzième Tribu » comme les Khazars ont été dénommés « treizième tribu » par Arthur Koestler. Ce dernier, écrivain anglo-magyar qui a vécu et travaillé en Palestine avant la décision prise en 1947 par l’ONU, a écrit en 1976 « La treizième tribu » (Calmann-Lévy, Paris 1976) où est relatée l’histoire de ses ancêtres khazars. Voyons ensemble quelques lignes de cet important ouvrage :
« Le pays des kahzars, peuple d’ethnie turque, occupait une position stratégique entre la Caspienne et la Mer Noire sur les grandes voies de passage où se confrontaient les grandes puissances orientales de l’époque.
» (page 14)
« Quelques années plus tard, sans doute vers l’an 740, le Roi, sa cour et la classe militaire dirigeante se convertirent au judaïsme, qui devint la religion officielle des Khazars. » (page 15)
« En tout cas, si les sources diffèrent sur quelques points de détail, les grands faits sont indiscutables. Ce qu’on peut discuter en revanche, c’est le sort des Khazars juifs après la destruction de leur royaume au XIIème ou au XIIIème siècle. A ce sujet les sources sont très maigres. Elles mentionnent cependant plusieurs établissements Khazars à la fin du Moyen-âge en Crimée, en Ukraine, en Hongrie, en Pologne et en Lituanie. De renseignements fragmentaires ressort un tableau d’ensemble ; celui d’une migration de tribus et de groupes Khazars dans les contrées d’Europe orientale – Russie et Pologne surtout – où précisément on allait trouver à l’aube des temps modernes les plus fortes concentrations de Juifs. D’où l’hypothèse formulée par plusieurs historiens, selon laquelle une bonne partie sinon la majorité des Juifs d’Europe orientale – et par conséquent, des Juifs du monde entier – seraient d’origine Khazare, et non sémitique. » (page 16)
« Cela voudrait dire que les ancêtres de ces juifs ne venaient pas des bords du Jourdain, mais des plaines de la Volga, non pas de Canaan, mais du Caucase, où l’on a vu le berceau de la race aryenne, génétiquement ils seraient apparentés aux Huns, aux Ouïgours, aux Magyars, plutôt qu’à la semence d’Abraham, d’Isaac ou de Jacob. S’il en était bien ainsi, le mot « antisémitisme » n’aurait aucun sens il témoignerait d’un malentendu également partagé par les bourreaux et par les victimes. A mesure qu’elle émerge lentement du passé, l’aventure de l’Empire Khazar commence à ressembler à une farce, la plus cruelle que l’Histoire ait perpétrée » (page18)
Loris Gallico dont je viens de parler a publié une longue étude intitulée « Un popolo introvabile » (« Un peuple introuvable ») dans la revue « Prospettive Settanta » (Naples 1984 n°2/3), qui a été reprise dans un recueil d’articles et d’études sous le titre « L’altro mediterraneo tra politica e storia » (« L’autre méditerranée entre politique et histoire », Vecchio Faggio-Chieti, 1989). Je soumets à votre attention cet extrait qui concerne l’origine des Juifs d’Europe centrale et orientale.
« Sur la base des travaux de H.F. Von Kutschera, P.E. Kahle, M. Mieses, A.N. Poliak, D.M. Dunlop et Arthur Koestler, il n’est plus possible de contester le fait que la majeure partie des Juifs de l’Europe centro-orientale ait comme origine la dispersion et le mélange des Khazars avec d’autres populations, dans les bourgs (shtetl) en contact avec le monde agricole, selon les usages modifiés des centres khazars…dans ces nouvelles zones les dialectes khazars furent peu à peu abandonnés et la variété yiddish se forma sur la base du prestige de la culture allemande, laïque ou religieuse. » (page 257)
Le chancelier autrichien Bruno Kreisky a donné le coup de grâce à l’idéologie sioniste en déclarant avec force en 1981 :
« …cette blague du peuple juif est un des grands mensonges de la vie…Parler de peuple juif n’a pas de sens…Sans Hitler, Israël comme pays n’aurait jamais existé… » (Nouvel Observateur, Paris)
Je ne peux terminer avec cet aspect fondamental de notre lutte contre le sionisme spoliateur, sans mentionner l’éminent historien français Marc Ferro qui dans son livre « Les tabous de l’Histoire » (Nil, Paris, 2002), a consacré tout un chapitre sous le titre « Les Juifs sont-ils des sémites ? » pour mettre en pièce toute l’ « architecture » sioniste et balayer toutes les contrevérités de « peuple juif », de « nation juive », de « race juive ».
Il est possible de constituer une énorme anthologie d’ouvrages (essais, études, thèses, histoires) de chercheurs, d’historiens et de politologues qui, comme ceux que je viens de citer, ont invalidé les théories des sionistes, par exemple Alfred M. Lilienthal (Washington), Norton Mezvinsky (Connecticut) et Maxime Rodinson (Paris). Voyez les courageuses positions prises par des centaines de personnalités comme les académiciens Giogio Forti (Milan), Margherita Haag (Trieste), Jean-Pierre Kahane (Paris) ou des intellectuels comme le compositeur islandais Elias Davidsson, l’historienne de l’Art, la suissesse Erica Deuber-Pauli, la professeure de médecine tunisienne Aïcha Hafsia, le philosophe et professeur émérite des Universités françaises Georges Labica, le professeur de physique français Jean-Marc Lévy-Leblond, l’avocat anglais Richard Marre, la musicologue colombienne Inès Muriel, le physicien français Jacques Pommier.
Tous ces académiciens et personnalités, avec des dizaines et dizaines d’autres ont signé la déclaration que j’ai proposée et fait circuler en 1997 et qui avait pour titre « Aujourd’hui les non-sionistes parlent ». J’en extrait quelques lignes :
« Femmes et hommes de nationalités, de religions et d’opinions différentes, nous nous proposons, à l’occasion du centième anniversaire du Congrès Sioniste de Bâle, de proclamer solennellement qu’il n’y a pas de « peuple juif », de « nation juive » ou de « race juive ». »
« …Il n’y a pas les « Juifs », mais des Français, des Polonais, des Russes, des Marocains, des Yéménites, des Ethiopiens, des citoyens des U.S.A. des Japonais de religion hébraïque ou d’origine cultuelle hébraïque. Certains comme les Polonais, les Baltes, les Russes ou les Hongrois sont les descendants des Caucaso-Khazars judaïsés. D’autres comme les Marocains ou les Tunisiens sont les descendants de Berbères judaïsés ou comme les Yéménites sont les descendants d’Arabes judaïsés. »
Si nous cherchons un peu, nous trouverons un très grand nombre de femmes et d’hommes, qui eux aussi dénoncent et condamnent le sionisme ou qui n’ont rien à voir avec lui. On les trouvera dans tous les pays, ils sont de toutes les confessions religieuses et de toutes les convictions politiques et philosophiques, car la lutte antisioniste ne doit pas être et n’est pas une affaire judéo-juive, ni judéo-palestinienne ou judéo-arabe. La lutte contre le sionisme doit se développer dans chaque peuple et à l’intérieur de chaque peuple.

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Après avoir cherché une terre qu’on dit « promise » entre l’Ouganda et l’Argentine, Théodor Herzl a jeté son dévolu sur la Palestine, l’ancienne Canaan des Rois David et Salomon. Et pour convaincre les grandes puissances occidentales, il lance le 14 février 1897, à la veille du 20ème siècle, son livre « L’Etat des Juifs ». Son outrecuidance l’amène à déclarer :
« Pour l’Europe nous constituerons là-bas (en Palestine évidemment) un morceau du rempart contre l’Asie, nous serons la sentinelle avancée de la civilisation contre la barbarie ».
Ainsi apparaît dès le départ sa palestinophobie et son arabophobie que les sionistes ont cultivées, développées et amplifiées.
Mais en réalité la barbarie se trouvait bien loin des bords du Jourdain. Elle se trouvait dans la Russie de Pouchkine et de Tolstoï, dans la Pologne de Chopin où les pogromes étaient quotidiens ; au milieu du siècle dernier, on la trouve au cœur de l’Europe dans l’Allemagne de Gœthe et de Beethoven avec les terribles camps de la mort, les chambres à gaz et les fours crématoires où ont été exterminés pendant douze années 1933-1945, par des gouvernants européens (je dis bien européens), plus de cinq millions de Polonais, de Russes, d’Allemands, de Français, de Hongrois, etc., eux aussi tous Européens (je dis biens tous Européens) de religions hébraïque et chrétiennes de toutes obédiences.
Nous devons interdire aux sionistes l’utilisation illicite de l’extermination et, disons le mot, du génocide de millions d’hommes, de femmes et d’enfants de religions hébraïque et chrétiennes, ce génocide restant, sans aucun doute, une affaire authentiquement euro-européenne.
Nous devons dire aux étrangers qui sont venus, il y a un peu plus d’un demi-siècle, occuper la Palestine, une terre qui ne leur appartient pas, ainsi qu’aux opinions publiques européenne et américaine que les auteurs de tous ces crimes sont les gouvernants européens, Hitler, Mussolini, Pétain, etc. Il faut rappeler que les survivants de cette apocalypse et leurs descendants ont des droits inaliénables et imprescriptibles. Ils ont d’abord le droit au retour en Europe natale. Ils ont droit au rétablissement et au dédommagement sur leurs terres natales et dans leurs maisons natales. Ils ont le droit de reprendre possession des cimetières où sont enterrés leurs grands-parents, leurs mères, leurs pères. Voilà les réparations minimums que méritent les victimes du racisme et de la xénophobie. C’est d’ailleurs ce que font actuellement beaucoup d’Allemands qui quittent la Palestine occupée pour se réinstaller à Berlin ou a Francfort.
Il faut aussi rappeler sans relâche qu’on n’a jamais vu un Palestinien ou un Arabe pousser un homme de religion hébraïque ou d’origine cultuelle hébraïque dans un four crématoire ou une chambre à gaz. Comme il faut toujours rappeler qu’en 1941, en pleine tourmente, un Roi arabe, celui du Maroc, Mohamed V, dont le pays était occupé par l’armée colonialiste française, a, avec courage, refusé d’obtempérer à l’ordre du gouvernement français d’appliquer dans son pays les lois discriminatoires antijuives en criant au Général Charles Noguès : « Ne touchez pas mes Juifs ».
Il nous faut, sans aucune gêne ni interdit, parler du génocide qui a bouleversé l’Europe dont aucun pays ni aucun peuple n’a été épargné.
Le jour où nous enlèverons ce génocide des mains des sionistes – qui en font un monopole et un fonds de commerce – pour le faire entrer dans le patrimoine de l’Humanité toute entière, le peuple palestinien remportera une très grande victoire.

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Nombreux sont ceux qui commentent, qui dissertent, qui analysent, qui parlent de négociations, de processus, d’armistices, d’accords et de paix des braves.
C’est vrai que tous les conflits et toutes les guerres – même les plus meurtriers – se sont terminés par la paix. Mais il est vrai aussi qu’il y a plusieurs sortes de paix. Il y a les paix avec annexions partielles et pertes de territoires ou d’autres avec concessions de zones ou avec une souveraineté tronquée et/ou limitée. En fait dans toutes ces éventualités et d’innombrables autres il s’agira de paix bâtarde, de paix vide de sens, de paix non durable ni viable, car tout peuple ne peut vivre que libre, complètement et pleinement libre sans aucune restriction ni amputation.
C’est le cas du peuple palestinien présentement qui a raison de ne pas accepter conditions et limitations à sa libération qu’il veut complète, totale et définitive.
La paix des braves n’a été possible que lorsque la France a été, jusqu’au dernier centimètre carré, libérée de l’occupation germano-nazie en 1945.
La paix des braves n’a été possible que lorsque l’Algérie a été complètement et totalement libérée en 1962 après 132 ans d’occupation et de domination colonialistes françaises.
La paix des braves n’a été possible en Tunisie que lorsque la France a reconnu en 1956 l’indépendance de la Tunisie après une dure présence de 75 ans.
La paix des braves ne s’est imposée en Afrique du Sud que lorsque le pouvoir blanc a cédé la place à une « structure » politique originale symbolisée par un gouvernement présidé par l’illustre homme d’Etat africain Nelson Mandela qui avait passé 25 ans dans les prisons de l’apartheid.
Ainsi en Palestine la vraie paix ne sera possible qu’après le rétablissement du peuple palestinien dans tous ses droits et le retour de tous les réfugiés.
58 ans de domination étrangère, 58 ans de mort, de prison, de faim, de privations, c’est dur, c’est très dur. Mais un fait est certain : les Palestiniens, tous les Palestiniens ne sont pas atteints de pessimisme, ne sont pas essoufflés, n’ont pas perdu espoir. Ça c’est l’amour de la patrie, c’est la fidélité aux anciens et le devoir vis-à-vis des descendants, c’est l’héroïsme au quotidien. Ils ne le font pas par obéissance ou par dévotion pour un chef ou un zaïm.
Les Palestiniens ont une arme formidable d’une performance inégalable : le regard du dominé, du spolié. Je crois que, sur la terre palestinienne, les sionistes ne craignent plus beaucoup les engins explosifs ou les tirs de roquettes. Par contre ils craignent de plus en plus les regards qui les entourent de toutes parts, qui les poursuivent, qui les encerclent, les étouffent et les asphyxient. Ces regards les font continuellement trembler. Ils dorment entourés des regards des opprimés qui n’aspirent avec raison qu’à la libération de leur pays.
Le temps passant les Palestiniens restent comme de juste, préoccupés de savoir quand arrivera le jour tant attendu de cette libération. Je crois avec une profonde conviction que cette libération arrivera parce que rien de durable ne peut se construire sur l’injustice, et l’occupation de la Palestine par des Etrangers est l’injustice des injustices.



Vous savez qu’en 1657 des Hollandais ont institué en Afrique du Sud un pouvoir blanc ségrégationniste et esclavagiste placé sous la direction de Van Riebaeck. Cette occupation et cette domination ont duré plus de 330 ans, presque trois siècles et demie. Et maintenant ce pays est libéré. Il est libre et son peuple vit en pleine démocratie.
Voyons maintenant un autre pays, européen celui-ci. Entre 1772 et 1945, presque deux siècles, la Pologne a été partagée cinq fois entre ses voisins, en 1772, 1773, 1795, 1815 et 1939. ses frontières n’ont jamais été fixes ni stables et son étendue a été souvent modifiée. Mais cette Pologne a eu cinq résurrections avec à chaque fois des superficies et des frontières différentes. Ainsi la Pologne n’a jamais été effacée de la carte de l’Europe et les Polonais existent toujours sur leur sol national retrouvé.
Cette totale libération de la Palestine pourra s’imposer dans les prochaines années, comme dans cinquante ou cent ans. Mais elle se réalisera incontestablement.
Le peuple palestinien, par son unité, sa détermination, son courage et son endurance, saura lui aussi imposer aux Etrangers spoliateurs venus de très loin, la vraie et complète paix des braves. Il saura trouver alors les formules inédites et spécifiques pour construire une Palestine nouvelle faite de démocratie, de progrès, d’équité, de justice sociale, de modernité, de transparence et d’éthique politique. Il saura faire de sa Palestine complètement reconquise un exemple – et pourquoi pas un modèle – pour tous les peuples de la région toujours soumis à des dirigeants et des gouvernants qui ne se maintiennent que par l’écrasement de la démocratie, l’étouffement des libertés, les tortures, les prisons, le parentélisme, les élections truquées, la corruption, la délation, le pouvoir exorbitant de la police et, ne l’oublions pas, par le soutien et la protection des grandes puissances et surtout des Etats Unis.

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Lorsque l’on traite de l’occupation sioniste de la Palestine on est tout naturellement obligé de parler des origines des adeptes de la religion hébraïque. Les Maghrébins qui ont opté pour ce culte sont des Berbères judaïsés. Tandis que dans les siècles qui ont précédé l’Islam, les habitants de Médine, de Sanaa et d’Aden qui pratiquaient la religion de Moïse étaient des Arabes judaïsés. Mais la majorité des Européens qui pratiquaient la religion hébraïque était originaire du Royaume caucasien des Khazars. On trouve aussi la religion des Rois David et Salomon chez les Japonais, les Indonésiens, les Falachas et les Peuls d’Afrique et chez d’autres peuples. Il faut consulter le volumineux livre de plus de 500 pages de Maurice Fishberg « Les Juifs » (1911), vous y trouverez plus de 150 photos de Juifs de plusieurs pays et de plusieurs types.
Tout ce « monde » est, pour les sionistes et leurs amis, le « peuple juif », un peuple « pur et dur » d’appellation « contrôlée et garantie », que l’Italien Loris Gallico a surnommé, avec juste raison, « introuvable » qui n’a rien à voir avec la définition donnée par l’historien et ambassadeur sioniste Elie Barnavi qui a prétendu faire des Berbères, Arabes, Khazars, Africains, Japonais et Indonésiens un « vieux peuple » qui :
« décide de se muer en nation moderne…et de rentrer chez lui, bouclant ainsi un cycle historique dont les origines se perdent dans la nuit des temps. » (Le Monde 10/9/93)
Il y a de quoi réduire en poussière l’ « autolégitimité » des sionistes. Il y a de quoi convaincre l’opinion publique euro-américaine que personne n’a le droit de parler d’un « peuple juif » imaginaire, légendaire et mythique. Les travaux et les conclusions des chercheurs démentent cette énorme falsification.
Mais il y a plus. De nombreux citoyens de différents pays de religion hébraïque ou d’origine cultuelle hébraïque ont dirigé leur pays. Les sionistes prétendent-ils que ces hommes d’Etat étaient et restent d’abord et avant tout des Juifs, c’est-à-dire que s’ils étaient encore vivants ils auraient fait allégeance à l’état hébreu installé par la force et l’injustice sur la terre palestinienne. Citons quelques-uns :


La Grande Bretagne a eu pendant huit ans, entre 1867 et 1880, Benjamin Disraëli comme Premier ministre.
Luigi Luzzati a été deux fois chef du gouvernement italien avant l’entrée de son pays dans la guerre 1914-1918.
La France a eu comme Premiers ministres Léon Blum en 1936 et en 1946 et Pierre Mendès-France en 1954.
Après la deuxième guerre mondiale, Bruno Kreisky a été, pendant de longues années, chancelier d’Autriche.
Après la défaite des fascistes italiens, Maurizio Valenzi a été maire de Naples, la grande métropole italienne.
Avec ces exemples comment peut-on prétendre à l’existence d’un « peuple juif » ? Tous ces hommes étaient comme de juste, attachés à leur pays respectif. Ils étaient seulement anglais, italiens, français, autrichien.

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Je crois utile de soumettre à votre attention l’affirmation d’un des théoriciens du sionisme, Ruffin, qui écrivait en 1920 que :
« Le déclin de l’antisémitisme aurait pour conséquence le déclin du sionisme, l’antisémitisme est le meilleur agitateur en faveur du sionisme » (« Les Juifs du temps présent »)
Ainsi les sionistes ont eu toujours besoin du racisme pour développer leur action.
Tandis qu’un intellectuel français qui a toujours défendu les causes justes, Philippe Daumas, maître de conférences à l’Université de Montpellier III, m’écrivait en juillet 1997, une lettre dont je vous donne ci-après un extrait dont la pertinence est certaine :
« L’idéologie sioniste est basée sur trois postulats :
1. Tous les Juifs du monde constituent un «peuple» au sens politique du terme,
2. Ce «peuple» a toujours et partout été persécuté,
3. Ce «peuple» a donc besoin d’un Etat.
Or, pour moi, ces trois assertions sont fausses :
1. Les Juifs ne constituent pas un «peuple» au sens politique du terme. Au contraire, ils appartiennent aux différents peuples au milieu desquels ils vivent. Les Juifs français appartiennent au même titre que moi au peuple français.
2. les Juifs ont connu au cours de l’histoire des persécutions épouvantables qui ont culminé avec la tentative de génocide des nazis. Mais il est faux de dire qu’ils ont été toujours et partout persécutés. Je n’en prendrais qu’un seul exemple : quand les papes résidaient en Avignon, ils ont pris les Juifs du Comtat Venaissin sous leur protection et ils n’ont pas été persécutés.
3. Je ne vois pas où est la logique qui consiste à dire que parce qu’ils sont persécutés, ils ont nécessairement besoin d’un Etat, sauf à postuler que la seule réponse à la persécution est la création d’un Etat ».
De telles positions peuvent, avec beaucoup d’autres, servir d’arguments pour démolir l’action sioniste et pour éclairer les diverses opinions publiques.

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Pour terminer je veux assurer une fois de plus mes frères palestiniens de tout mon soutien. Nous pouvons avoir des démarches, des analyses, des appréciations et des positions qui ne concordent pas avec celles des Palestiniens, mais nous serons toujours à leurs côtés. De toute façon pour moi, le dernier mot comme la décision ultime appartiennent aux Palestiniens et à eux seuls, oui je dis bien à eux seuls, qui n’ont pas besoin de conseils, ni de conseillers. Nous, les non-Palestiniens devons leur apporter exclusivement, et sans relâche, notre encouragement, notre assistance, notre aide, notre appui et notre solidarité qui sont et resteront entiers. Nous, les non-Palestiniens, nous devons nous opposer de toutes nos forces à toute normalisation de nos relations avec l’Etat sioniste et empêcher que le drapeau de cet Etat spoliateur flotte dans le ciel de nos capitales.


G.A. / Tunis - avril 2006